Valse de Juliette
(valse concertante pour clarinette, cor anglais, piano et orchestre symphonique) 1997 - 2000

Souvent dans la carriere d'un compositeur, le destin de certaines oeuvres doit beaucoup au refus premier de leur commanditaire. C'est le cas de celle-ci.

Rejetee sous sa forme originale, une chanson sur le texte A bouche que veux - tu ? de Valentine Petit pour le ballet Un bon petit diable de Roland Petit, cette piece va devenir la Valse de Juliette sous sa forme orchestrale. Rallongee d'une marche harmonique finale pour atteindre au paroxysme de l'envolee lyrique, elle constitue pour ses interpretes une piece de choix pour qui aime la Vienne dansante du XIX e et ... la Broadway chantante de la fin du XX e. On m'a meme recemment objecte qu'elle contiendrait des influences Shostakovitchiennes ... Que dire ? On ne peut creer qu'en etant nourri d'influences. Les createurs ne sont que des filtres et la formule de Lavoisier "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" s'applique evidemment a la creation artistique.

A ce propos, j'ai entendu un jour un realisateur scenariste de la Nouvelle Vague dire que "des qu'il sentait une influence dans son ecriture, il la supprimait". Le pauvre, s'il avait ete honnete intellectuellement et avait possede la connaissance universelle pour affirmer cela, il aurait du livrer page blanche.

Dans la valse de Juliette, le piano est un peu virtuose. Les violons glissent en de nombreux et envoutants pousses. La clarinette et le cor anglais se repondent sur un theme classique et simple. Les cuivres et les percussions eclatent sur un final grandiose qui s'apaise et s'alanguit grace aux derniers accords de la harpe. Oeuvre independante a sa creation ou au concert, elle a integre depuis l'opus Queue diable !.

   

Valse de Juliette 

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