Vertige des saisons (Seasons Vertigo)
(quadruple concerto pour piano & orchestre philharmonique) 1993 - 2007

Comme tout artiste (à fortiori toute personne), je suis sensible aux cycles saisonniers, de manière positive et négative. Le sujet a beau être devenu une panacée, ce n'est pas parce que des œuvres célèbres en parlent depuis l'aube des temps humains que les cycles terrestres ont disparu. Fort de cette constatation que Monsieur de La Palice n'aurait démentie, je me suis senti apte à relever le gant d'un projet qui m'a toujours paru essentiel dans mon travail de compositeur. De plus, l'écologie est redevenue une préoccupation quotidienne avant que d'être, je le souhaite, une langue universelle. Au sens grec, le langage de la nature, elle existait par défaut avant l'accession de l'humanité à la conscience, à la verbalisation, à l’étiquetage de son environnement... puis à la surpuissance industrielle, énergétique, technologique et informatique, ère qui n'a que l'épaisseur d'une feuille de papier en comparaison du temps absolu de la vie. La culturation sans fin de l'espace vital a fait de l'homme un créateur omnipotent puis irresponsable, prédateur, ne regardant que son nombril, par là même s’entraînant dans un maelstrom qui l'emmène à sa perte, repartant par ce bioport d'où il vient dans une espèce de vertigineux aller et retour. Peut-être est-elle là, la grande horloge qui échappe à notre compréhension et qui nous pousse, par angoisse et survie, toujours à nous entre détruire ? Et puis, un peu d'humilité ne ferait pas de mal à notre Terre : l'homme n'est pas au-dessus de la nature, il en fait partie, un tout petit prédateur mais qui a tous les outils pour ruiner l'ensemble du biotope, il le prouve. Il est une histoire que peu de gens connaissent apparemment : il y a 70.000 ans, il ne restait plus que 15.000 humains sur la terre (nous sommes tous les descendants de cette petite population selon les recherches ADN), une espèce qui fut déjà proche de l'extinction ? Bref, c'est l’avènement de la sagesse ou la fin prématurée de l'ère humaine ...

Et puis il n'y a pas depuis le début de ma naissance à l'écriture musicale de sujet qui n'ait été suggéré par des sensations naturelles. Il m'est certain aujourd'hui que le langage musical ne peut être sans un analogique ressenti physique. L'occultation de la mémoire sensorielle au XXème siècle est certainement le nœud gordien de l'échec communicationnel d'une certaine musique comme elle est la cause du siècle des crimes contre l'humanité. Une immense création va renaître le jour où il aura été définitivement tranché.

Projet de longue haleine qui a constitué la colonne vertébrale de mon travail de compositeur durant cinq années d'écriture à temps plein, Vertige des Saisons est une fresque d'une heure organisée selon douze modules répartis en 4 concertos de forme classique (rapide, lent, rapide). J'ai eu l'impression de jouer une partie d'échecs car la gestation de ce projet si cher à mon cœur a pris beaucoup plus de temps que prévu au cours de nombreuses périodes de travail éparpillées sur quatorze années...
  


  21 / 03 : L'éveil du printemps 4'38"
  21 / 04 : La saison des amours 5'45"
  21 / 05 : Le carnaval des oiseaux 4'07"
  21 / 06 : Transes mécaniques 4'55"
  21 / 07 : Rêverie sur la plage 4'30"
  21 / 08 : Taons, moustiques et orages 3'32"
  21 / 09 : Valse des cinécouleurs 4'20"
  21 / 10 : Regard sur les âges de la vie 5'20"
  21 / 11 : Éléments déchaînés 5'20"
  21 / 12 : Guirlandes et fêtes 5'16"
  21 / 01 : Nostalgie auprès du feu 4'50"
  21 / 02 : Sports d'hiver 7'10"
Durée totale : 60'00"












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