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Paulo, c'est un p'tit gars
qui voudrait deja etre un homme,
il sait bien qu'on ne l'aime pas,
ses pleurs sont enfouis dans son somme.
Son pere veut qu'il soit militaire
"J'vais vous mater, band'de p'tits cons !"
C'est ce qu'il dit, il en est fier,
Paulo, lui, veut pas etre un maton.
Il a pourtant d'quoi etre heureux,
bien qu'chez lui, c'est pas la fete.
C'est dans son coeur qu'il est peureux
et les nanas "lui font la tete".
L'enfant se ferme a la vie
et perd l'appel de ses sens
car dans le monde aujourd'hui,
la paix brille par son absence.
Y'a plus d'amour sur la terre,
rien que des haines et des guerres.
Noel, c'est la fete des jouets,
la joie d'avoir un pistolet !
Petit a petit, il s'enferme
dans les meandres de l'inconscience,
la mort en direct est bien morne,
il n'est plus sensible a la violence.
Paulo, a force de gueuler,
Maman a finit par ceder.
Faire comme les grands, dans sa tete,
signifiait avoir une mitraillette.
Son pere lui a fait croire
que la patrie, c'est la gloire,
"Car c'est dans l'education
d'savoir etre de la chair a canon !" |
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