|
Un matin glace,
sur l'autoroute,
les doigts engourdis,
un "trip" coute que coute !
Une nuit bien merdique
dans un sac ajoure
par les ans et les mythes,
les braises des veillees.
Pouces leves,
kilometres engloutis,
voiture arretee,
"Non, je n'vais pas a Paris".
Marchant a pied
pour s'enfoncer dans la nuit
des gouffres insondes
qui parsement son esprit.
Voyageur,
son but est de partir ailleurs.
Voyageur,
quel que soit le temps,
quelle que soit l'heure.
Un soir clignotant
d'aeroport,
un air de mutant
pour une valise a bord.
Un coton nacre
traverse par les flammes
d'une bulle enivree,
un brin de vague a l'ame.
Paupieres alourdies,
milliers de miles parcourus.
L.A. sous la nuit
d'un baiser chaud et charnu.
La vie recommence,
renait de l'eau et du feu
sur une terre d'abondance
ou les voyageurs sont heureux.
Sur le sable chaud
de l'eau d'emeraude,
de nouveaux oiseaux
de plus en plus rodent.
Ils portent leur aile
et leur palme lissee
vers l'azur et l'appel
des embruns envoles.
Le soir au couchant
chantent le fou sur la lame,
qui, il y a bien longtemps,
partit d'ici sans sa dame.
Est-il arrive
au pays des naufrages,
dans l'ocean majeur,
paradis des voyageurs ?
|
|