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Lundi matin,
gare Saint-Lazare,
je lache sa main,
suis en retard.
J'attrape le train,
par quel hasard ?
Une semaine dingue commence.
Mais a l'instant,
je comprends
que je ne vis plus comme avant,
plus du tout comme avant, avant.
Je suis heureux d'avancer,
de r'culer, de galerer,
dans des semaines pas comme les autres.
Creve, repu
d'un dimanche rose,
je n'en peux plus,
je me repose.
Normandie, la,
sur le quai danse,
je dors encore,
le train s'en va.
Deux gares de plus,
je me reveille.
La taxe en sus
qui m'emerveille.
Midi moins l'quart,
trente kilometres.
"Taxi, foncez ! J'n'aim' pas l'retard."
Mais a l'instant...
Le lendemain,
journee morose,
des jours si bien
que l'on n'en cause.
Lever chagrin
ou je m'oppose
a c'que j'aille travailler c'matin.
Mercredi, jour des cours de musique,
des jeux de cour avec ma clique.
Quelques deux heures au cinema
pour faire en sorte qu'on n's'ennuie pas.
Mais a l'instant...
Jeudi enfin
dont l'aube pointe,
des doux refrains
a jamais ceinte.
La vie qui chante
"Fin de semaine",
une melopee qui fuit sa peine.
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