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Je t'emmene,
un chemin invisible
qui promene,
non loin de l'indicible,
nos serments
a peine indivisibles,
des racines en terre,
nos poitrines se serrent.
J'ai touche
un grand coeur mais si fragile
que malmene un passe difficile
qu'il fallut,
aux frontieres du possible,
s'arreter, parler,
se livrer, pleurer.
Mais l'on s'est dit, croyons
l'impossible horizon,
c'est tout ce qui nous reste,
un parfum, fleur ou zeste,
sans lequel
nos pas sont ponctuels,
nos querelles,
nos passions, mortelles.
Tu l'sais bien,
je n'suis pas infaillible
et j'ai souvent
promis l'inaccessible,
mais je crois
nos liens indestructibles
comme des racines en terre,
mon coeur se serre.
Je voudrais
tes choix reversibles,
et que perissent
nos differents steriles,
car je vois
la vie qui defile
sans tes yeux, tes mots,
tes larmes et tes marmots.
Je te montre
ce chemin invisible
qui promet
des voyages vers les iles
de ces amants
a peine indivisibles,
a l'oree d'une clairiere,
comme une aube, une priere.
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