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Elle me revient souvent l'histoire :
les jours sans fin et les gouters
sont le parfum doux de l'ete
sur le chemin de ma memoire.
Rappelle-moi le champ de ble
et les moustiques et les abeilles,
quelques emois sous le soleil,
un air magique et sifflote.
Je vivais la dans ma province
a cent lieux de m'imaginer
que les espoirs etaient bien minces,
qu'en d'autres lieux j'irai chanter.
Je me souviens, le fil des soirs
quand il fallait rentrer au port,
le verre de vin, le reconfort,
pour les marins scrutant le noir.
Rappelle-toi les coups du sort
et le tabac des soirs de veille,
dans ton patois qui m'emerveille
tu pariais tout, tu parlais fort.
Je vivais la dans ma province.
Tous les amis y sont restes.
Mais chaque nuit, je peux rever,
car les espoirs demeurent minces.
Quand je reve de ma province,
je n'y peux rien, je vais pleurer,
un temps de chien et des soirees...
Attention, je sens que je vais pleurer... |
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