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Coince dans les embouteillages,
je crie, j'etouffe,
Regarder tout ce beau carnage,
j'n'ai ras la touffe.
Abruti par les barvardages,
tant pis je bouffe.
C'est pour cela souvent qu'je reve, reve.
Aujourd'hui dans le nouvel age,
je crie, j'etouffe,
Pris entre memoire et langage,
j'n'ai ras la touffe.
Adieu la vie, vive l'esclavage,
tant pis je bouffe.
C'est ainsi que souvent je plane, plane.
Heureusement qu'souvent j'm'envole,
vole, vole, vole, vole, vole,
entre hemispheres et matiere grise.
J'n'y peux rien si tout l'temps j'decolle,
c'est mon coeur qui s'appelle Marquises
ou Venise,
ou Tamise.
Epuise par cette vie d'bagnard,
j'ai peur, je stresse.
Horrifie par les teints blafards,
cette vie m'oppresse.
Mon appart' rempli de cafards,
je fuis la messe.
C'est ainsi que souvent je reve, reve.
Heureusement qu'souvent j'm'envole
de desespoir en etat d'crise.
J'n'y peux rien si souvent j'decolle,
c'est mon coeur qui s'appelle Marquises,
ou Venise,
ou Tamise.
Heureusement, y'a l'amour qui nous sauve
mais j'ai peur qu'il ne meure desseche
par la soif de pouvoir
et la mort du vouloir.
Des maintenant, je construis mon alcove
Et les jours passent sans se passer. |
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