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On n'a plus vingt ans
mais on reve
qu'un monde mechant
s'acheve.
On est des enfants
dont l'espoir
est de voir
s'arreter le temps.
On vit dans l'instant
et l'on peut s'envoler
sur le clavier
et pourtant.
Il n'a rien de plus,
l'individu
qui vit chez lui
dans l'inconnu
des Fa, des Sols,
des Si et des Mi.
Il n'a rien de plus
qu'une impression
qui cree chez lui
des sensations,
des melodies
comme des paradis.
On sait que la vie
est trop breve
pour ne penser
qu'aux printemps.
Alors on invente des ciels
qui font les heures aquarelles.
Puis on prend le temps
de courir,
d'humer la messe du vent,
et pourtant.
Puis on prend le temps
de sourire
aux dures caresses du temps,
et pourtant.
Il n'a rien de plus,
l'individu
qui cree chez lui
des symphonies,
rien de plus
qu'une belle amie.
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