|
Partis sur leur bel oiseau dore,
la vie leur semblait mirages,
ils en oubliaient leur age
car des Dieux, ils etaient les adores.
L'Afrique etait leur patrie choyee.
Leurs yeux la voyaient si belle
qu'ils la voulaient citadelle
contre les vents, contre les faux allies.
Puis le vent s'est leve,
et le sable a tout balaye,
l'oiseau s'est egare
dans cet univers enflamme.
Les jours ou les ailes restaient a terre,
leurs pieds paraissaient plombes,
ils se sentaient menaces
par les hommes :
les faux, les fous, les viperes.
Eux qui, sans savoir, appartenaient
a la mythologie des anges,
volaient comme ici on mange
et partaient sans jamais dire
"Au revoir"
Puis le vent s'est leve,
et le sable a tout balaye,
l'oiseau s'est egare
dans cet univers enflamme. |
|