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Quand l'eau bleue coule dans ma baignoire,
et que mon corps roule sur les bords,
ma peau fremit d'un rythme noir,
jazzent alors les vagues du port.
Dans un vieux blues de Memphis
les voix roucoulent en sourdine,
les bulles claquent en tempo
trouant la surface de l'eau.
Et moi je glisse dans un reve,
fait de sons et de lumieres...
sur mon savon.
Quand enfin je surgis de l'eau,
abasourdis par quatre tasses,
ces infusions me trouent la peau,
celle du pianiste d'une maison de passe.
La morale de cette belle histoire
est que lorsqu'on est sous la pomme,
prenons garde que l'on s'assomme
en glissant dans notre baignoire.
Et moi je sais que je reve,
d'aucuns glisseront toujours
sur leur savon. |
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